Comment tout a commencé…

Un lundi soir, début avril.

À l’extérieur, les gouttes de pluie tapotaient les carreaux des fenêtres de notre petit appartement.

Nous étions tous les deux affalés sur le canapé; épuisés. Devant nous, un carton de pizza à moitié vide, cherché chez l’italien du coin. Une fois de plus, nous n’avions pas eu le temps de cuisiner. C’était l’une de ses journées habituelles, trop de rendez-vous, trop d’agitation, bref la vie de tous les jours. Soudain, sur ce même canapé, un sentiment étrange et familier nous envahit. Ce désir ardent de liberté, cette envie d’évasions et de découvrir le monde. Ce désir qui répond toujours présent lors de ce genre de soirées… Oser partir, changer de décor et tout laisser derrière soi. Nous avions déjà passé des heures à philosopher : – “Que se passerait-il, si…? “

– “Ah… si seulement on pouvait…”

– “Ce serait incroyable!“

La revoilà déjà, cette irrésistible sensation d’évasion…

“CA SUFFIT !” Nous nous sommes regardés. Fini la paresse, plus d’excuses ! Nous étions jeunes, sans attaches, nous avions quelques économies et assez de folie en nous. Si ce n’est pas maintenant, ce sera quand ? Pour une fois, il fallait y aller jusqu’au bout ! Devenir son propre exemple à suivre, vivre ses rêves, avoir des histoires à raconter. J’avoue que la bouteille et demie de vin que nous venions de boire y était sûrement  pour quelque chose, mais ce soir là nous prenions la décision qui allait tout changer: partir, sans attendre, pour une durée bien inconnue. Vaste monde, nous arrivons !

Cette soirée de prise de conscience a eu lieu il y a environ un an et demi. Et nous voilà de retour sur notre canapé. Nouvel appartement, nouvel environnement. Nous nous sourions. C’était de loin la meilleure décision de notre vie.

En effet, la matinée suivante (et la gueule de bois qui allait avec) rien ne pouvait nous distraire de notre nouveau projet. Ce soirée est devenue le symbole de cette lueur d’espoir de mois d’avril pluvieux, une promesse à nous même de réaliser nos rêves.

Un matin, moins de trois mois plus tard,  nous nous retrouvions à l’aéroport. Heureux et évidemment un peu nerveux. Nous avions troqué notre 40 mètres carrés contre 40 kilos. Apprendre à lâcher prise… Encore perdus dans les souvenirs passés, nos yeux balayaient le tableau d’affichage – 10h40, AF1835. Nous y voilà… Il n’y avait plus de retour en arrière possible, le glas avait sonné : que l’aventure commence !

Notre vision

AVA & MAY c’est l’histoire d’un tour du monde qui va durer douze mois. Elle doit inspirer, donner du courage, et inviter au voyage. Pour continuer de philosopher avachi sur son canapé, un verre de vin à la main, en se remémorant ces souvenirs si précis qui aujourd’hui encore  nous donnent tant de force. Devant nous alors se dresse à nouveau ce lieu magique, ces odeurs exotiques mais familières reviennent nous chatouiller les narines, et enfin cette musique qui finalement nous caresse les tympans… Tout paraît si simple maintenant…